Information résidentielle : les prémices de la conciergerie numérique

Le bâtiment résidentiel intelligent est par essence communicant : il informe ses résidents de ses dysfonctionnements, automatiquement ou par l’intermédiaire du gestionnaire, affiche et distribue l’information, et permet accessoirement d’améliorer les relations sociales entre résidents.

Les résidents du parc de Maison Blanche à Neuilly-sur-Marne disposent d’une conciergerie associant plusieurs sites de services, pour trouver pressing, recevoir des colis, rechercher une garde d’enfant (laconciergierie-o2.fr), louer une voiture en libre-service (www.communauto.com) ou la partager (koolicar.com). En complément, une plateforme de quartier mettra les habitants en relation, diffusera des actualités locales ou organisera des achats groupés (www.smiile.com).

L’époque est aux réseaux sociaux dont on connaît le formidable potentiel mais aussi les déviances et excès les plus délirants. Chacun est libre de les utiliser mais il ne faut pas pour autant n’en voir que les côtés négatifs. A l’échelle d’un immeuble d’habitation, le principe du réseau social peut se révéler un formidable outil d’information et d’échange au bénéfice des résidents comme du gestionnaire. La condition est qu’il soit bien administré c’est-à-dire sous contrôle d’un modérateur qui en définira les usages. Ce marché naissant n’a évidemment pas échappé à de nombreux acteurs qui font des propositions très diverses aux niveaux de services très différents.

Solutions multiformes

Du simple affichage numérique qui remplace les feuilles volantes punaisées dans le hall de l’immeuble au système d’information en mode « push » sur smartphone, tablette ou écran de vidéo-portier en passant par la possibilité d’envoyer des messages au gestionnaire ou aux voisins et d’en recevoir en retour, toutes les fonctions sont déjà techniquement possibles. Elles peuvent se démultiplier encore plus si le dispositif de communication, basé sur un service web et une application téléchargeable, est connecté à une infrastructure d’immeuble qui collecte des données techniques et distribue des alertes en cas de besoin. Il est plus pertinent de recevoir une notification de panne d’ascenseur chez soi plutôt que d’en être avisé, une fois l’escalier descendu, par l’écran installé dans le hall d’immeuble !

Une simple application

Le principe de base fonctionne comme un réseau social administré et nécessite seulement de télécharger une application sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Chaque résident peut alors accéder en ligne à un espace privatif dédié où il trouvera des informations sur l’immeuble délivrées par le gestionnaire – bailleur, syndic, conseil syndical – mais aussi des fonctionnalités d’échanges de services et d’entr’aide directement entre voisins – prêts d’objets, interventions de petit bricolage, aide aux courses – ainsi que des informations sur la vie de son quartier si cette fonctionnalité est accessible depuis un web municipal par exemple. Un bailleur peut prendre l’initiative, décider d’adhérer et d’offrir ce service gratuitement à tous les locataires de son parc, comme par exemple Logivam, bailleur social présent dans l’Aisne et le Val-de-Marne et qui a déployé son service d’information sur plusieurs milliers de logements en s’appuyant sur le site ma-résidence.fr. D’autres propositions comme Smiile, CityLity se développent également en se substituant parfois aux extranets des bailleurs, avec pour promesse de recréer du lien social mais aussi d’optimiser la gestion des bâtiments.

Un besoin d’administration

Toutes ces applications proposent des prestations assez similaires et misent d’abord sur le renforcement de la communication entre voisins d’un même immeuble. On trouve ainsi des services proposant du covoiturage, du troc d’objets, ou de l’achat groupé. Mais, mis à part les informations et documents « poussés » par le gestionnaire, le principe du réseau social repose en grande partie sur la bonne volonté et la disponibilité des résidents ce qui n’est pas toujours un gage de dynamisme et d’efficacité. La prise en main du service par le bailleur est donc presque une nécessité si l’on veut vraiment dynamiser le fonctionnement de l’immeuble dans ses aspects techniques : signalement de pannes, annonces des délais d’intervention des prestataires, etc. Le bailleur y trouvera aussi son compte s’il veut déployer une communication individualisée avec les résidents, notamment pour des rappels de paiement de charge, d’intervention technique personnalisée, etc. …

Photo DR

La suite de cet article, qui fait partie de notre dossier « LOGEMENT SOCIAL CONNECTE » publié à l’occasion du Congrès de l’USH et du salon H’EXPO, est réservée aux abonnés. Profitez-en, abonnez-vous! A lire dans le n°30  de SMART INTEGRATIONS MAG à paraître mi-septembre 2018.

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