Legrand s’approprie Netatmo

L’électricien Legrand, déjà proche de Netatmo, fait une belle prise avec l’acquisition d’un fleuron de l’objet connecté à la française. Fred Potter s’occupera du développement des technologies du programme Eliot.

Le groupe Legrand, spécialiste de l’appareillage électrique, a annoncé le 15 novembre l’acquisition de l’entreprise Netatmo, à l’origine de nombreux objets connectés (station météo, thermostat, etc) et considérée comme l’une des majors de la filière française depuis sa création en 2011. Fred Potter, fondateur et président de Netatmo, dirigera le développement des nouvelles technologies au sein du programme Eliot, la division de Legrand consacrée à l’Internet des objets. Les 130 ingénieurs de Netatmo rejoignent également les équipes R&D de Legrand. Le siège de Netatmo, où a été inauguré un showroom il y a un mois, reste à Boulogne-Billancourt.

Cette annonce est la conclusion d’un processus entamé en 2015 : Legrand avait fait son entrée dans le capital de Netatmo, suite à une levée de fonds de 30 millions d’euros. Le produit Céliane with Netatmo, présenté au CES de Las Vegas en 2017, a été le premier fruit de ce rapprochement. D’après le communiqué officiel, «l’acquisition de Netatmo, dont la marque sera intégrée au portefeuille du groupe, permettra à Legrand de renforcer sa présence sur le marché de la maison intelligente et d’accélérer le développement de son programme Eliot de solutions connectées.»

Fondateur et président de Netatmo, Fred Potter sera désormais à la tête du développement technologique du programme Eliot.

Ce même communiqué a le mérite de dévoiler quelques chiffres autrefois confidentiels concernant Netatmo : le chiffre d’affaires annuel s’élève à 45 millions d’euros et le parc actuel compte 1,3 million de produits en service dans le monde. Une «success story», dans une certaine mesure. Mais il était sans doute difficile de franchir un cap, en particulier à l’international, sans les ressources d’un grand groupe industriel. Dans ce secteur d’activité encore et toujours naissant, le destin des start-ups françaises, même les meilleures, semble immuable : la disparition ou l’absorption.

www.netatmo.frwww.legrand.fr

Rédaction : Frédéric Monflier

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