Retail : la High Tech se rue dans les boutiques

Revue de détail de quelques technologies qui s’implante dans les boutiques pour optimiser le merchandising, simplifier le parcours de la clientèle et doper les recettes.

Certes, le point de vente physique, à l’ancienne, domine encore largement les statistiques et l’idée qu’on se fait du commerce. Mais il est contraint de se moderniser, face à la concurrence croissante du e-commerce, ses prix compétitifs et son approche individualisée.

Il s’agit de réenchanter l’expérience client, entonne les gérants et les comités de direction. Un discours qui n’est pas neuf, mais qui revient en force et au plus haut niveau. «Deux ans en arrière, il n’y avait pas autant d’urgence à transformer le point de vente. C’étaient les responsables de la sécurité qui achetaient les caméras, déclare Cydrick Petiteaux, directeur Europe de la division Retail chez Panasonic. Désormais, c’est un investissement stratégique à l’échelle du groupe.»

Les technologies sont donc appelées en renfort : analyse d’image et caméras, balises, techniques d’affichage innovantes, reconnaissance vocale, etc. Aucune n’est miraculeuse à elle seule. Mais elles sont souvent complémentaires et, combinées intelligemment, pourraient apporter la réponse attendue, qui réunit la satisfaction du client, la réduction les dépenses et l’augmentation du chiffre d’affaires. Voici un florilège non-exhaustif des tendances technologiques grâce auxquelles la boutique se réinvente.

« Les caméras sont désormais des investissements stratégiques. » 

Cydrick Petiteaux, Panasonic

 

Vision artificielle : identifier automatiquement les articles

Dans les magasins Amazon Go, dont le premier a ouvert ses portes il y a un peu plus de deux ans à Seattle, le plafond est constellé de caméras. Mais la vidéosurveillance n’en constitue pas la finalité, du moins pas la principale : il s’agit d’identifier automatiquement les articles entreposés dans les rayons et dont se saisit le client, avant de les déposer dans son panier. Analysant les flux vidéo, des algorithmes sont capables de reconnaître des emballages, des étiquettes, des formes, etc. puis établissent une correspondance avec une référence contenue dans une base de donnée. Le fonctionnement exact du système est gardé secret, mais on sait que des capteurs de pression sont également mis à contribution et aident probablement à accélérer et à fiabiliser la recherche effectuée par les algorithmes. Chaque client est de même pisté par le réseau de caméras, afin d’établir un lien entre le contenu de ses courses et son compte, enregistré dans l’application mobile Amazon Go. L’attente à la caisse n’est plus : le «check-out» s’accomplit de manière autonome quand le smartphone du client est détecté par le portique de sortie. Les mauvaises langues diront que la file d’attente se situe à l’entrée : il semble que le système sature si un nombre important de personnes font leurs courses en même temps…

La suite de cet article est à lire dans SIM N°32 à paraître fin janvier 2019. Il fait partie du dossier de cette édition consacrée au « Retail connecté » publié à l’occasion de l’ISE et est réservé aux abonnés. Profitez-en pour  vous abonner !

Photo du haut : à Paris dans le 8e arrondissement, le 4 Casino, inauguré en octobre dernier, est en quelque sorte un laboratoire des technologies les plus en vogue.

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