AV sur IP : une tendance qui doit se confirmer

La transmission audiovisuelle sous protocole IP a assurément le vent en poupe mais son développement opérationnel reste freiné par une normalisation compliquée et la multiplication des solutions propriétaires.

Aucune technologie ne bénéficie d’une telle rumeur positive dans les allées des salons spécialisés et la récente étude FutureSource Consulting confirme cet engouement en constatant un accroissement des ventes d’équipements « AV sur IP » de quelque 130% cette dernière année. Une nouvelle ère du contrôle et de la distribution audiovisuelle s’ouvre donc et lance un véritable défi pour l’industrie commente le cabinet de prospective économique qui prévoit une large croissance en volume au cours des cinq prochaines années. Jusqu’à ces dernières années, la transmission des signaux audiovisuels sous protocole IP était considérée comme peu performante par les utilisateurs professionnels qui préféraient recourir aux classiques matrices pour équiper la majorité de leurs installations. Le marché était donc aux mains de quelques entreprises bien établies ce qui rendait presque impossible l’arrivée de nouveaux entrants. Le basculement dans la technologie IP change complètement la donne et ouvre la porte à de nouveaux acteurs qui maîtrisent à la fois les techniques informatiques et logicielles sur lesquelles sont fondées les solutions d’aujourd’hui.

Ouverture du marché

L’innovation n’est pas seulement ici génératrice de concurrence, elle modifie également l’environnement commercial puisque le domaine d’application s’élargit considérablement. FutureSource indique que de nouveaux marchés verticaux s’ouvrent désormais à la technologie de la distribution AV sur IP : dans les entreprises évidemment mais aussi dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’hôtellerie, des institutions publiques et même le marché de l’audiovisuel résidentiel. Les applications dans les domaines du divertissement mais aussi de l’enseignement supérieur devraient enregistrer les niveaux de pénétration les plus élevés, toujours selon FutureSource. La notoriété de l’AV sur IP est indéniable et, selon l’avis même des fournisseurs d’équipements recueillis par le cabinet d’étude, il n’est plus nécessaire de convaincre les clients de la pertinence de leurs propositions car ils considèrent désormais que les technologies IP sont parfaitement viables et fiables pour la distribution de signaux. La tendance observée est donc jugée très positive et devrait s’accentuer dans le courant de l’année 2018. Pour autant, certains acteurs relativisent. 

De nombreux lieux de convivialité déploient d’importants moyens audiovisuels pour divertir et informer leurs clients. C’est le cas de ce bar branché californien qui a fait appel aux solutions AV over IP de WyreStorm. Capture d’écran.

Emergence

En France, Christophe Gaborit, président de Winning Company, le distributeur d’Atlona, estime que le marché est encore très émergent, plus lent qu’espéré pour tout dire. Actuellement, l’activité ne concerne essentiellement que l’éducation, l’entreprise et le secteur du divertissement (parc d’attraction, casino). Etant donné sa position sur le marché, le représentant d’Atlona espère réaliser entre 10 et 15 % des projets de l’Hexagone d’ici 2 à 3 ans. De son côté, Jean-Luc Perrier, directeur technique chez Sidev, pointe également la forte demande des entreprises, des universités et des enceintes sportives de premier plan, notant au passant le déclin du marché spécifique de la TV sur IP dans l’hôtellerie haut de gamme qui partage la même approche technique mais subit un coup d’arrêt du fait d’un changement de pratique de consommation des clients. Sidev évalue également l’attrait du sujet AV sur IP par la fréquentation de ses sessions de formation Expert qui, en deux jours, initient aux subtilités des formats de compression vidéo numérique, au paramétrage des codecs…

La suite de cet article, qui fait partie de notre dossier « AV over IP », est réservée aux abonnés. Profitez-en, abonnez-vous! A lire dans le n°27  de SMART INTEGRATIONS MAG à paraître début février 2018.

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